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Autres poèmes de 2012



Tout était noir de suie, et le rêve fuyait à travers les rues pour disparaître à jamais.
L'aube ne se levait pas comme à l'inverse d'un bateau sortant du port tout flamboyant.

L'écume du jour n'essuyait pas ma peine de ne pas te voir et pourtant je sais que tu es.

Et la nuit se prolonge avec les rayons de la lune bivouaquant au milieu de la nuit.
Moitié d'un jour non accompli comme un pain cuit que l'on peut manger, à la chair indomptable.
Prolonge le ciel d'une longueur indicible comme dirait le poète.
Incandescence d'une bougie dans une hacienda où mûrissent des améthystes, fruits des constellations comme en transhumance.

Nefs de voiliers aux mats plus hauts que des séquoias, le jour est long et la nuit noire de profondeur à l'image de l'encre de la seiche.

Je lance l'épée de l'amour toute sortie du fond du lac. Il y a des couleurs rouges brillants de ton cœur qui apparaissent.
Seules quelques couleurs se réfugient sur la berge où habite la grue huppée.
Celles qui sont comme les parures de ton torse, toutes de bruine du matin.
Frontière entre le ciel et la mer qui habite dans nos mémoires d'homme.

Je plonge dans la calanque aux bruits d'oursins mûris par la lune.
Et je t'appelle de ma frêle voix qui se noue avec l'air.
Seule la lyre rencontre tes promenades au jardin d'été que tu veux détenir dans tes mains.