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"Flamme bleue" Chemin brun du marronnier



Poèmes dédiés à l'œuvre d'Amrita

Site Web : http://amrita-peintre.com

http://legangdelaruche.com




Dans notre jeune groupe d'artistes, tu n'y vins pas tout de suite, mais un jour, tu t'apprivoisas, comme un oiseau sauvage effarouché par le bruit de la ville.
Et comme se consume un papier d'Arménie, tes peintures répandirent leurs magies, comme on prend un elixir pour se guérir d'un mauvais temps.
Avec notre petit groupe, tu compris que tu pouvais te poser comme un oiseau sur une branche, ou comme tous tes nouveaux amis se regroupaient comme des abeilles habitent dans une ruche.
Dans tes peintures tu y mis, entre ciel et terre, le corps bleu d'une femme, seule face à son destin.
Dauphin entrecroisant la chaleur d'un jour, et des ces sauts à l'océan, où tu la peignis en bleu.
Bleu comme la couleur de la mer Egée, bleu comme un fanion de chevalier, bleu comme la couleur d'une eau pas encore connue.

Il y eut d'autres moments, comme dans un rouge flamboyant, synonyme et cousin du bruit du violon.
Le musicien y joua près d'un panier d'oranges et de pommes, sur une place, au café, nommé notre rêve.
Peut être que tu peignis cela, seulement après l'avoir écouté.
Qui sait comment naquit ton inspiration pour ces mondes, où un femme buvait devant, comme des sphères de blanc ivoire, à remplir l'espace occupé de tes énigmes, que l'on ne peut oublier.

Alors il faut se souvenir, pour mieux nous habituer à leur présence, souffle de musique à la Pink Floyd, où l'écho du gong coule avec le rythme du tambour.
Chants mélancoliques d'irlandaises, contant des histoires de paysages embrumés, où tout s'entrevoit et se devine.
Là, il n'y a pas de rochers qui se posent de tout leurs poids, devant l'atlantique.
Ton jardin d'Eden, que tu peignis, était fait d'êtres humains se donnant la main.
Premiers gestes de la rencontre entre un homme et une femme.
Première image d'un bonheur annoncé, comme s'annonce le printemps à la fonte des neiges.





Dans tes peintures, tout est si fluide, comme des eaux se mouvant dans les émergences et les rebondissements de toi, comme pour assurer tes rêves d'être présente dans tes peintures.
Morceaux choisis d'une exposition que tu fis dans un musée, à l'architecture de verre et de marbre, où tes peintures prenaient toutes leurs dimensions de fables, comme échappées de livres à raconter des histoires.
Musique de Stravinsky et raga de sitar.
Comme tu fis naître ta fille, apparurent ces peintures aux mille éléments, sorties d'un conte celte.

Lumière souterraine, jaillissant comme un geyser des pierres d'une rivière, dans des paysages de conte fantastique, ou d'une lointaine région, loin de chez toi, que tu ne sais d'où cela peut être.
Sont bleues les roches de la rivière, qui reçoivent l'eau.
Jaune comme des foins coupés à l'adret, jaune comme de simples rayons de soleil, mais qui sèchent ton âme, souvent esseulée, jaune comme des marguerites, qu'aiment à cueillir les femmes, pour les mettre dans un vase, près de leur lit.
Elles, mises comme pour attendre les retrouvailles entre toi et les paysages que tu rêves d'être réels, ou que tu crus voir, dans des matins où le temps donna une chance d'enchanter ces morceaux de nature, pas encore habités par l'homme.





Suite de poèmes sur les contes de Perséphone et Déméter (octobre 2011)


Prends le chemin de l’étoile.
Vol de colibri dans l’azur, marques d’étincelles.
Fragile la libellule qui sommeille en ton corps.
Voûtes de pics enneigés, à la teinte de tes seins.

Je souligne ton regard comme l’écart du vent caresse ton visage.
J’aime ta présence.
J’aime ton souffle.
Prends le ciel pour témoin, de ce qui fut notre rencontre et qui exista comme dans chaque jour où je te vis.
Essaim de pétales, envol de la tulipe.

L’astre maintient haut son éclat, fait de tes mains de velours d’hermine.
De la soie, ta peau est comme des feuillages aux éventails de couleur.
Roue du paon, ailes de la colombe, plumes de l’ara.
Fougères en ton corps, et sur ton front la braise née de l’amour.
La frêle marguerite s’est ouverte comme un vol d’oiseau épandu d’air, comme dans le conte de Perséphone et Déméter.

Presque toi, presque nous, presque le ciel et la terre avec nous.
Presque comme un coquillage qui sertit ton chemisier composé de motifs aussi transparents que l’air et l’eau d’une fontaine.

Haut de page Dans ces manteaux de coton se jouent quelques notes de piano comme dans un jeu de hasard racontant l’histoire comme le songe d’une nuit d’automne où tu étais venue nue.

L’orchidée que tu avais mise sur la table ne se plaignit pas de cela, elle en fut étonnée, comme une fleur n’attend pas l’orage en plein soleil.
Je te dis ne surprends pas les gestes de l’oiseau, mais apprivoise le, comme l’eau s’arrange sur son chemin de la présence d’un rocher.